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Mr. Mustapha FAIQ

Conseil, Soutien et Accompagnement vers les formations et les secteurs de l'Emploi

FAIQ.Mustapha
Rabat
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“On n'a pas encore défini ce que nous attendons de l'école comme produit”

Vous êtes un professionnel de l'orientation, comment avez-vous accueilli le discours du Roi du 20 août demandant une réhabilitation de l'école publique et une complémentarité entre le public et le privé?   Le discours royal est un signal fort mettant à nu l’échec des réformes consécutives de l’école marocaine. Cette fois, le message va droit vers la problématique qui demeure posée, celle de la qualité et non de la quantité, celle de l’action centrée sur le jeune, et enfin, la fameuse équation école/attentes du marché de l’emploi.   En évoquant la réhabilitation de l’école publique et la complémentarité entre le public et le privé, le souverain a mis le doigt sur le souci d’une réelle amélioration de la prestation éducative, loin d’un système à deux vitesses qui ne cesse de dégrader l’enseignement public, principal pourvoyeur d’enseignants et de “managers” pédagogiques de l’école privée.   D'après vous, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour rendre complémentaires l'enseignement public et le privé?   D’abord, les décideurs doivent s’accorder sur la définition de cette complémentarité. Est-ce une complémentarité du point de vue du budget, qui soulagerait uniquement les dépenses de l’Etat dans le secteur, ou une complémentarité de fond, qui touche essentiellement la qualité de la formation centrée sur l’apprenant et la révision des techniques et des attentes?   À mon sens, il faudrait d'abord répondre à cette question pour ensuite assurer l’échange, l’égalité des chances, la conscience et le professionnalisme de l’enseignant.   Ensuite, il sera question d’une prise de conscience de l’enjeu de cette interdépendance des deux secteurs.   Quel rôle doivent jouer les professionnels de l'orientation dans la réforme de l'enseignement ? Sont-ils vraiment impliqués dans le débat ?   La mission du conseiller en orientation doit basculer de son rôle purement informatif vers celui de l’écoute et du suivi psychologique des jeunes. Car au-delà des interventions collectives avec les élèves et les parents, la tâche réelle qui doit incomber au spécialiste de l'orientation, est de cerner les désirs et les possibilités de l'élève, pour parcourir avec succès toutes les étapes constituant le canevas de la réalisation de soi, à travers l’appropriation d’un projet de vie.   L’effectif des éducateurs spécialisés en orientation, dont le travail exige une concertation avec tous les acteurs pédagogiques de l’école, reste relativement faible. La formation devrait connaître un remaniement, si on veut professionnellement parler d’une orientation au sein de nos collèges, lycées et universités.   Aujourd’hui, l’élève, via les nouvelles technologies de l'information et de la communication, est parfois mieux informé que son éducateur. Le problème réside dans la libération de la parole de l’élève et le traitement de ses préoccupations, en tenant compte des aléas économiques et sociaux impactant perpétuellement le marché du travail.   Quels sont les problèmes de l'enseignement au Maroc, d'après le professionnel de l'orientation que vous êtes ?   Le problème de l’enseignement au Maroc, c’est qu’on n’est pas encore parvenu à lui donner un sens; c’est-à-dire définir ce que nous attendons de l’école comme produit.   J’aime beaucoup la célèbre citation d'Abraham Lincoln: “si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance”...   Voilà pourquoi, à mon avis, la relance de l’éducation dans notre pays a un “coût” en terme d’investissement et d’honnêteté.   Il importe aussi que nous nous accordions d’abord sur comment on va délivrer cet enseignement. Nous devons identifer nos moyens humains et financiers, respecter la régulation et la déontologie du métier, tout en nous ouvrant réellement sur notre environnement économique, politique et social.   Propos recueillis par Kisito
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